SUR LA ROUTE : Entrevue avec Léon Courville (Piloter dans la tempête)

Entrevue avec Léon Courville : Piloter dans la tempête

Ce mois-ci, j’ai le privilège de m’entretenir avec une sommité dans plusieurs domaines et ce, sur une période de plus de 40 ans.

Les plus âgés se rappelleront de lui comme un enseignant en finances aux HEC. D’autres, un peu plus jeunes, comme président de la Banque Nationale. Et finalement, les plus jeunes le connaissent surtout en tant que Léon Courville Vigneron puisqu’il a tout abandonné pour faire son propre vin en 2000. Il est l’un des pionniers de la viniculture au Québec et le temps lui a donné raison.

Il en a traversé des tempêtes dans sa vie. Des récessions, des changements de paradigmes, repartir à zéro dans le domaine du vin, et cette année, la pandémie.

Dans sa conférence « Naviguer dans la tempête », il traite des différents éléments à tenir compte pour « survivre » lorsque ça va mal.

Son conseil : Adopter une attitude de flexibilité au lieu de rigidité. Selon lui, les gestionnaires ont surtout été formés à faire des plans, donner des ordres, faire des prévisions et appliquer des stratégies rigoureuses. Ils deviennent donc très « insécures » lorsqu’ils ne contrôlent plus ce qui se passe.

Son expérience lui confirme qu’une attitude de flexibilité amène de la créativité. La créativité amène souvent de nouvelles opportunités. Et les opportunités amènent de nouveau la prospérité.

 

A cette attitude de flexibilité, il faut ajouter de l’écoute, de la transparence et une ouverture aux initiatives de toute l’équipe. Le dicton qui dit : « Seul on va plus vite, mais en équipe on va plus loin » est encore plus vrai que jamais lorsque nous sommes dans une tempête.

Évidemment, il suggère de ne pas se mettre la tête dans le sable et de faire comme si tout allait bien. La tempête « pandémie » va durer encore quelques mois, mais selon lui, la grande majorité des entreprises (même celles que l’on croit condamnées en ce moment) vont en ressortir encore plus fortes.

Faut juste se donner le temps que la tempête se calme.  Merci M. Courville.

 

Bonne santé!

Guy Bourgeois

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