SUR LA ROUTE : Entrevue avec Danièle Henkel (Trois conseils pour réussir en tant qu’entrepreneur)

Pour cette nouvelle entrevue « Sur la route », Guy Bourgeois, conférencier, formateur, motivateur et Président de Formax reçoit Danièle Henkel, nouvelle conférencière chez Formax, auteure et entrepreneure afin qu’elle nous partage ses conseils pour réussir en tant qu’entrepreneur.

Connue, entre autres, pour avoir participé à l’émission Dans l’œil du dragon pendant 5 saisons consécutives, fondatrice des Entreprises Danièle Henkel Inc. et de danielehenkel.tv, Madame Henkel est un modèle pour tous les entrepreneurs et entrepreneures.

ENTREVUE

À chaque mois, dans nos Pep Talk, nous demandons à nos conférenciers de s’exprimer sur leur expertise. Alors, je vais te demander de nous partager tes trois meilleurs conseils que tu donnerais aux nouveaux entrepreneurs pour réussir.

Quand nous sommes passionnés comme la jeunesse, nous sommes pressés. Si je me rappelle comment j’ai commencé, je me disais que je pouvais tout faire et que je le voulais tout de suite. Donc, l’un des premiers conseils que j’aimerais donner aux jeunes entrepreneur(e)s, ce serait de prendre le temps.

J’ai trop souvent entendu dire : « vous savez, j’ai 25 ans, mais je n’ai pas le temps, là. » Et quand je leur dis que j’ai commencé mon entreprise à 44 ans, ils sont étonnés. Ce n’est pas une question de temps, c’est une question de préparation. D’abord, il faut s’assurer de ce qu’on veut et ensuite, d’être certain que c’est vraiment la passion qui nous parle.

Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer en cours de route, ça ne veut pas dire que nos missions ne peuvent pas changer, mais il faut qu’on soit plus ou moins certain qu’on est un véritable entrepreneur. Je pense qu’on ne réalise pas assez souvent les sacrifices que l’on doit faire. On s’imagine que quand on est en affaires, on est multimillionnaire du jour au lendemain. Il n’y a même pas 1% de gens qui arrivent à faire ça. On nous donne à chaque fois comme exemple Google, Apple, Steve Jobs, etc. Arrêtez-moi ça !

Même Steve Jobs a eu des hauts et des bas. On ne connait pas l’histoire des gens et des entrepreneurs.

C’est parce qu’on ne regarde pas en profondeur, on ne voit qu’en surface. On ne voit que le résultat, mais pas le parcours.

Mon deuxième conseil serait de vouloir être accompagné. C’est hyper important d’aller chercher quelques-uns ou quelques-unes mentors. Pourquoi ? Parce qu’il faut d’abord développer l’écoute. Souvent, on n’écoute pas. On est certain d’avoir la bonne idée, on est certain d’avoir tout ce qu’il nous faut et puis on part. Moi, je me dis que c’est la meilleure façon de se « casser la gueule » avant d’arriver. Ça ne veut pas dire qu’on ne va pas tomber quelques fois, mais on n’est pas obligé de tomber fort. Donc, il faut savoir s’entourer, non seulement d’un mentor qui nous écoute et qui va nous diriger, mais il faut aussi savoir aller chercher les professionnels adéquats qui sont un « fit » avec nous. Un comptable, un avocat – parce que quand on démarre une entreprise, on doit être bien structuré – savoir lire aussi des états financiers, savoir s’éduquer sur le plan de la littératie financière. Tu ne peux pas te dire que parce que tu as eu l’idée, quelqu’un d’autre va le faire pour toi. Oui, quelqu’un d’autre va le faire pour toi, mais TU dois poser des questions, tu dois connaître ton entreprise, même s’il n’y a qu’un seul employé ou lorsqu’elle deviendra multinationale. Tu dois comprendre la vibration de ton entreprise à travers les chiffres, mais aussi à travers les gens.

Et, j’ajouterais à ça, de se bâtir un plan d’affaires, n’est-ce pas ?

Absolument ! Il faut être préparé ! L’idée, c’est une chose, le service/le produit c’en est une autre. Comment on va « pitcher » ? Comment on va arriver à embarquer quelqu’un qui va nous financer ou quelqu’un pour nous accompagner ou recruter des employés ? Qu’est-ce que je vais leur dire pour qu’ils viennent avec moi ? Ce sera parfois la passion ou parfois le fait que j’ai vraiment effectué mes recherches pour y arriver.

Et, de grâce, un peu d’humilité ! (rires)

Ça dépend peut-être des personnalités, mais je crois que les entrepreneurs, lorsqu’ils ont des revers, à un moment donné l’humilité embarque.

En bonus, si je peux donner une autre suggestion basée sur mon expérience, ce serait d’avoir du plaisir ! Si vous commencer à ne pas dormir la nuit, à être bougonneux, à commencer à envoyer paître les personnes qui vous aiment parce que vous manquez de patience, ce n’est pas la bonne chose à faire. Sachez que dans les moments les pires, les seules personnes qui seront encore à vos côtés, ce sont celles qui vous aiment vraiment. Alors, pensez-y. Continuez à avoir du plaisir et faites attention à ça ! La santé mentale et la santé physique sont les choses les plus importantes. On est entrepreneur, c’est une vocation, mais justement, on doit prendre soin de nous. [Notre corps], c’est la monture qui va nous emmener là où on veut aller !

Danièle Henkel, merci infiniment pour ces conseils ! Je souhaite, autant que toi, qu’il y ait de plus en plus de jeunes qui décident d’embrasser la carrière d’entrepreneur, avec les risques et les avantages que ça a. J’espère que ton message d’aujourd’hui aidera les gens à se lancer !

Bon succès !

Guy Bourgeois

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SUR LA ROUTE : Entrevue avec Michel Villa (Évitez vos biais comportementaux négatifs)

Pour cette nouvelle entrevue SUR LA ROUTE, je reçois Michel Villa, conférencier chez Formax et spécialiste de la finance et de la bourse, ainsi qu’auteur du best-seller « Pile et face ». il nous parle ici des biais comportementaux négatifs.

Son métier ? Enseigner aux investisseurs comment prendre de bonnes décisions d’investissement. Pas nécessairement au niveau des chiffres, des bilans et des plans d’affaires, mais plutôt au niveau des « biais comportementaux ».

Explication : Il est midi et vous vous dites que vous devez manger, mais dans les faits, vous n’avez pas faim. C’est un biais comportemental de penser que vous devez manger alors que vous n’avez pas faim. Notre esprit est rempli de biais comportementaux qui nous guident souvent de façon erronée.

Selon lui, en bourse, nos biais comportementaux nous amènent souvent à prendre de mauvaises décisions.

Vous voulez en savoir plus sur ces biais comportementaux? Regardez cette vidéo avec Michel Villa.

Bon succès!

Guy Bourgeois

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SUR LA ROUTE : Entrevue avec Nancy Audet (Comment un enfant de la DPJ est devenu journaliste vedette dans les médias?)

Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre un adulte qui a été « enfant de DPJ »! En fait, probablement qu’on en rencontre souvent et qu’on ne le sait même pas. C’est le cas de mon invitée d’aujourd’hui, Nancy Audet. Elle est une enfant de la DPJ et elle l’a caché, jusqu’à tout récemment.

Vous la connaissez! Vous l’avez vue à la télé. Que ce soit à SRC, TVA ou TVA Sport. Vous l’avez vue aux Jeux olympiques et vous l’avez vu rencontrer et interviewer les grands athlètes de ce monde.

Jamais vous ne vous seriez douté que Nancy est une enfant de la DPJ. Dans son village de l’Abitibi, toute jeune, elle a été abandonnée par sa mère et hébergée en famille d’accueil. À l’instar de plusieurs enfants de la DPJ, elle a connu l’humiliation, les abus et le rejet. Il est impossible que ça ne laisse pas de traces.

Dans son livre qui vient de paraître, « Plus jamais la honte », elle relate avec véracité et émotion son long parcours de vie rempli de rechutes et de résurrections.

Malgré cela, elle est aujourd’hui une femme et une maman épanouie qui s’accomplit pleinement, autant personnellement que professionnellement.

Je lui ai demandé comment elle a fait pour se sortir de cette situation? Sa réponse est toute simple et puissante à la fois : Accepter la main tendue.

À plusieurs reprises, des gens lui ont tendu la main pour l’aider, mais son manque de confiance envers les adultes lui faisait refuser ces mains tendues.

C’est grâce à son rêve de devenir journaliste qu’elle a fini par accepter ces mains tendues. Tantôt d’une famille d’accueil, tantôt d’un patron qui voyait en elle une étincelle de succès, elle a, non sans effort, réalisé son rêve d’enfant.

Lorsqu’on lui parle de sa « résilience », elle parle plutôt de « résistance ». La résistance de ne PAS ACCEPTER son enfance comme étant une fatalité et un chemin de vie permanent et la résilience de devenir ce qu’elle est devenue.

Merci beaucoup Nancy !

Guy Bourgeois

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Pourquoi et comment réserver les services d’un conférencier ?

Conférenciers Québec, Formation, Motivation et Team Building - Formax - Pourquoi et comment réserver les services d’un conférencier ?
Symposiums, colloques, réunions, galas, congrès, lancements… Les événements corporatifs font aujourd’hui partie de la planification annuelle de beaucoup d’entreprises. Que ce soit pour rassembler vos membres ou vos employés, pour fêter un événement, pour les former ou pour les motiver, peu importe l’occasion, vous cherchez aussi à impressionner vos invités.

Quoi de mieux pour épater la galerie qu’une programmation qui vaut de l’or ?! Parmi vos présentations ou ateliers tenus par vos membres, coéquipiers ou présidents, faire appel à un conférencier, animateur ou formateur professionnel reste la meilleure option pour augmenter la valeur de votre événement ainsi que la notoriété de votre entreprise.

Oui, mais par où commencer ?

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SUR LA ROUTE : Entrevue avec Jocelyne Cazin (Je choisis la vie)

Ce mois-ci, dans le cadre du PepTalk sur la route, nous rencontrons une dame que vous connaissez bien. Même si on la voit un petit peu moins souvent qu’auparavant, elle demeure tout de même très active, de par les livres qu’elle a écrits et ses nombreuses animations et conférences.

Je vous parle évidemment de Madame Jocelyne Cazin. En savoir plus

SUR LA ROUTE : Entrevue avec Léon Courville (Piloter dans la tempête)

Entrevue avec Léon Courville : Piloter dans la tempête

Ce mois-ci, j’ai le privilège de m’entretenir avec une sommité dans plusieurs domaines et ce, sur une période de plus de 40 ans.

Les plus âgés se rappelleront de lui comme un enseignant en finances aux HEC. D’autres, un peu plus jeunes, comme président de la Banque Nationale. Et finalement, les plus jeunes le connaissent surtout en tant que Léon Courville Vigneron puisqu’il a tout abandonné pour faire son propre vin en 2000. Il est l’un des pionniers de la viniculture au Québec et le temps lui a donné raison. En savoir plus

SUR LA ROUTE : Entrevue avec Patrice Coquereau (Vaincre les blues de l’automne)

Entrevue avec Patrice Coquereau : Vaincre les blues de l’automne

Ce mois-ci, Guy Bourgeois conférencier, reçoit Patrice Coquereau conférencier et comédien, afin qu’il nous donne quelques conseils pour vaincre son anxiété et son stress en cet automne de pandémie.

Lui-même a souffert de grande anxiété pendant de longues années. Il a même écrit un livre qui aborde cette période sombre de sa vie : Guérir à gorge déployée

Sans prétendre être un spécialiste en la matière, il nous partage trois idées simples basées sur son expérience personnelle. En savoir plus

SUR LA ROUTE : Entrevue avec Jean-Claude Gagnon (Créer une expérience client WOW en période de Covid)

Ce mois-ci, on rencontre un expert en expérience client, M. Jean-Claude Gagnon.

Jean-Claude agit aujourd’hui comme expert-conseil en expérience-client auprès des plus grandes chaînes de commerce de détail au Québec et de grandes entreprises de services.

Auparavant, il a été propriétaire du réseau de boutiques Dans un jardin et, avec Gaétan Frigon, au début des années 2000, a orchestré la croissance fulgurante du réseau de succursales de la SAQ.

La qualité du service à la clientèle a toujours été un élément majeur pour attirer et fidéliser les clients. Mais aujourd’hui, en période de pandémie, ça devient un enjeu majeur.

GUY : Comment peut-on donner un service à la clientèle dans un contexte de distanciation? En savoir plus

SUR LA ROUTE : Entrevue avec Rafael Jacob (Les États-Unis ont besoin de nous)

Entrevue avec Rafael Jacob (Les États-Unis ont besoin de nous

Ce mois-ci, je rencontre celui que l’on peut entendre au 98.5 FM et qu’on voit régulièrement à la télévision, le spécialiste de la politique américaine, Rafael Jacob.

Rafael nous explique qu’au-delà des présidents qui se succèdent, les liens entre les Canadiens et les Américains sont plus forts qu’il n’y paraît.

Même s’il est vrai qu’à l’ère Trump (qui va finir tôt ou tard), il y a un vent de protectionniste qui souffle un peu plus fort, les relations d’affaires entre le Canada et les États-Unis sont très soudées, et ce depuis toujours.

Il ne faut pas se leurrer, notre niveau de vie aisé et la force de notre économie, nous les devons à notre grand frère du Sud qui, avec ses 380 MM d’habitants (10 fois plus nombreux que nous), est notre plus gros client. La plupart de nos industries doivent leur prospérité à ce fait indéniable.

Mais, y-a-t-il des secteurs où les Américains ont vraiment besoin de nous?

Tous les états de la Nouvelle-Angleterre ont besoin de notre énergie hydro-électrique. Ces mêmes états ainsi que la ville de New York, le New Jersey, les Caroline et la Floride (surtout elle) profitent grandement de notre tourisme. Demandez à des commerçants de la Floride ce qu’ils feraient sans les snow bird? Poser la question, c’est y répondre.

Il y aussi tout l’aspect « créatif et innovant » des québécois qui aide grandement les Américains. Que serait Las Vegas sans le Cirque du Soleil? Plusieurs de nos grands créatifs sont à Silicone Valley. Et que dire des réalisateurs québécois et de la multitude d’acteurs canadiens qui roulent leur bosse à Hollywood depuis des décennies.

Il y aussi d’importants studios de tournage (Vancouver, Toronto et Montréal) qui contribuent au succès de plusieurs films. Et c’est sans compter l’aluminium, le bois, le bœuf et une panoplie d’appareils et d’instruments qui font le bonheur des Américains.

On peut donc dire que OUI, les Américains ont besoin de nous… Mais le type du Texas ne s’en aperçoit pas beaucoup.

SUR LA ROUTE : Entrevue avec Denis Bouchard (L’éloge des accidents?)

ENTREVUE AVEC DENIS BOUCHARD : L’éloge des accidents

Comme tout le monde qui oeuvre dans le domaine du spectacle, du théâtre et des conférences, les activités professionnelles habituelles de Denis Bouchard sont en pause depuis la mi-mars. Dans ce PepTalk sur la route « version confinement », il nous explique comment cet « accident » de parcours est, dans le fond, une bonne chose. C’est avec sa verbe et son enthousiasme légendaire qu’il nous en parle.

 

Selon lui, chaque fois qu’il nous arrive un accident de parcours, et peu importe dans quelle circonstance, c’est toujours une bonne affaire. Il se rappelle, entre autres, la fois où il avait reçu de mauvaises critiques dans la minisérie sur René Lévesque. Il avait pris une pause, réfléchi à la situation et pris la décision de faire de la mise en scène. Cette décision a complétement changé sa vie et sa carrière. Sans cet accident de parcours, ça ne serait pas arrivé.

 

Lorsque ça nous arrive, il recommande de faire trois choses :

  • Prendre du recul face à l’accident. Se donner le temps de relaxer et ne pas s’en faire à ce propos.
  • Réfléchir à son implication par rapport à cet accident de parcours. Est-ce que j’ai des choses à me reprocher dans cet accident? Est-ce que ça provient de circonstances extérieures? Était-ce inévitable?
  • Faire la part des choses. Apprendre des leçons de ça, s’il y en a, ou passer à autre chose.

 

Ça semble facile à faire mais ça ne l’est pas. L’humain a beaucoup de difficultés à vivre avec l’erreur et l’échec. Nous avons donc souvent tendance à nous en faire exagérément. Ce n’est pas une bonne chose.

 

Aussi loin qu’il peut se rappeler, tous les accidents de parcours qu’il a vécu dans sa vie (et il y en a eu plusieurs) l’ont toujours bien servi.

 

C’est pourquoi, dans ses conférences, il fait l’éloge des accidents ».

 

Bon succès!