SUR LA ROUTE : Entrevue avec Rafael Jacob (Les États-Unis ont besoin de nous)

Entrevue avec Rafael Jacob (Les États-Unis ont besoin de nous

Ce mois-ci, je rencontre celui que l’on peut entendre au 98.5 FM et qu’on voit régulièrement à la télévision, le spécialiste de la politique américaine, Rafael Jacob.

Rafael nous explique qu’au-delà des présidents qui se succèdent, les liens entre les Canadiens et les Américains sont plus forts qu’il n’y paraît.

Même s’il est vrai qu’à l’ère Trump (qui va finir tôt ou tard), il y a un vent de protectionniste qui souffle un peu plus fort, les relations d’affaires entre le Canada et les États-Unis sont très soudées, et ce depuis toujours.

Il ne faut pas se leurrer, notre niveau de vie aisé et la force de notre économie, nous les devons à notre grand frère du Sud qui, avec ses 380 MM d’habitants (10 fois plus nombreux que nous), est notre plus gros client. La plupart de nos industries doivent leur prospérité à ce fait indéniable.

Mais, y-a-t-il des secteurs où les Américains ont vraiment besoin de nous?

Tous les états de la Nouvelle-Angleterre ont besoin de notre énergie hydro-électrique. Ces mêmes états ainsi que la ville de New York, le New Jersey, les Caroline et la Floride (surtout elle) profitent grandement de notre tourisme. Demandez à des commerçants de la Floride ce qu’ils feraient sans les snow bird? Poser la question, c’est y répondre.

Il y aussi tout l’aspect « créatif et innovant » des québécois qui aide grandement les Américains. Que serait Las Vegas sans le Cirque du Soleil? Plusieurs de nos grands créatifs sont à Silicone Valley. Et que dire des réalisateurs québécois et de la multitude d’acteurs canadiens qui roulent leur bosse à Hollywood depuis des décennies.

Il y aussi d’importants studios de tournage (Vancouver, Toronto et Montréal) qui contribuent au succès de plusieurs films. Et c’est sans compter l’aluminium, le bois, le bœuf et une panoplie d’appareils et d’instruments qui font le bonheur des Américains.

On peut donc dire que OUI, les Américains ont besoin de nous… Mais le type du Texas ne s’en aperçoit pas beaucoup.

Et si vous vous présentiez aux élections?

Je ne sais pas si vous en avez entendu parlé (sait-on jamais), mais nous devrons aller voter dans quelques semaines. Ce faisant, ces temps-ci, on voit des pancartes sur les poteaux, des dépliants se retrouvent dans notre boîte aux lettres, les bulletins de nouvelles nous parlent des faits saillants du jour pour chaque parti et peut-être que vous serez visité dans le porte-à-porte d’un ou plusieurs des candidats de votre circonscription.

Peu importe le parti ou la région, les candidats veulent « se vendre » à vous pour que vous les élisiez. C’est normal. Que vous preniez pour un parti ou un autre, ou que vous alliez voter ou non, ce n’est pas le propos de mon texte. C’est plutôt le fait que les candidats doivent « se vendre » qui est le fil conducteur de mon article.

En savoir plus