Marilyn – Ça nous amène facilement sur la dernière question, dont je connais quand même bien la réponse pour en avoir jasé longtemps avec toi. Mais pour les gens qui nous écoutent aujourd’hui : pourquoi est-ce que tu fais des conférences ? Qu’est-ce qui fait que tu fais des conférences ?
Laurence – À partir de mon premier livre, en fait. J’avais hâte d’en arriver là. Ça fait longtemps que je donne des shows. Je ne compte même plus le nombre de shows que j’ai pu donner dans ma vie. Ça n’a aucun sens. Et j’en donne encore.
Mais je me rappelle d’une fois où j’avais donné un spectacle dans un aréna. Ce n’était pas la première fois que j’entendais un commentaire comme ça, mais un monsieur, dans un concept de show dans un aréna où personne n’entend rien quand tu parles, est venu me voir après le show.
Puis il me dit : « Madame Jalbert, vous m’avez touché autant avec ce que vous avez dit comme présentation qu’avec vos propres chansons. »
Et ça, c’est resté accroché là tout le temps.
Et mes musiciens me disaient : « Laurence, ce ne sont pas des shows que tu donnes, ce sont des messes, ce sont des célébrations. »
Et quand j’ai sorti mon premier livre, j’ai dit : « Bien là, c’est l’occasion. Je veux aller communiquer de cette façon-là. » Et je le fais avec un musicien qui est extraordinaire.
On parle de beaucoup de thèmes, de certains thèmes selon mes chansons, selon le thème de mes chansons. Et puis on s’en va là-dessus. Moi, j’ai la base sur le thème. Je dis pourquoi cette chanson-là a été écrite.
Mais oui, il y a les chansons. Mais il y a aussi beaucoup de thèmes qui ne font pas partie de mes chansons. Mes chansons sont une excuse.
Ben oui, mes chansons sont une excuse parce que mes chansons ont toutes été écrites par et pour les autres, pas une seule pour moi. J’ai écrit mes chansons à partir de ce que les autres me racontent.
Ça fait que quand j’arrive pour parler devant les gens, j’ai l’impression que je leur parle à eux autres. Je raconte des événements, des trucs qu’ils ont vécus eux aussi.
C’est absolument nécessaire dans une vie. On vit tous et toutes les mêmes choses, mais à des dates différentes et à des moments différents.
Mais c’est ça : communiquer les petits outils que j’ai utilisés, moi, dans ma propre vie pour rester debout et souriante, et le cœur pur, après tout ce que la vie… que je me suis donné, comment dire…
Je me suis donné une vie, mais la vie m’a fait ses dons aussi. C’est correct, ça. C’est mon destin.
Et de trouver un sens à tout ça et de le partager. Et de ne pas dire : « Moi, j’ai une recette, je sais comment ça marche. »
Non ! Non, je ne sais pas comment ça marche.
Tout ce que je sais, c’est que je suis restée debout après les maladies, la violence conjugale, des ci, des ça, quinze ans de musique de bar avec des gars forts. Il fallait que je me batte dans le corridor.
Je suis encore là. J’ai encore mon sourire. Et puis j’ai peut-être pété les dents des autres, mais moi, les miennes sont intactes.
Non mais tu sais, je pourrais être dans la colère, je pourrais être… et je ne le suis pas. Je n’arrive pas à avoir aucune rancune. Je ne suis pas rancunière. Ça ne marche pas avec moi.
Et puis je trouve un bienfait à ça : c’est que justement, mon cœur reste pur là-dedans. Je n’arrive pas à haïr quelqu’un, moi. C’est dans l’amour que je fais les choses et dans l’humilité. Comme mes conférences, comme mes chansons.
Marilyn – Tout à fait ! Et là, tu as déjà bien résumé les thèmes que tu peux aborder en conférence. Tout cela est disponible sur notre site internet, sur ta fiche conférencière, Laurence.
Si vous voulez aller consulter tout ce qu’elle peut faire en conférence — et oui, elle l’a mentionné tantôt, c’est une conférence musicale accompagnée de son pianiste — alors, n’hésitez pas à communiquer avec nous si vous voulez avoir plus d’informations.
Et merci, Laurence, de m’avoir accordé cette première entrevue !
Laurence – Je suis trop contente, je suis trop contente. Et ma conférence s’appelle « Encore et encore de l’espoir ». Et pour moi, il va toujours y avoir de l’espoir tant que le petit cœur vibre.
Marilyn – Tout à fait. Et au grand bonheur de mon conjoint, je vais sûrement encore écouter tes chansons pendant quelques semaines dans la maison ! C’est la mode des années 90, ça fait que je suis dans la thématique.
Merci encore à toi, Laurence. Puis on se souhaite plein de conférences à venir avec différents clients.
Laurence – Oui, oui, oui ! Moi, j’adore faire ça. Mes bras sont grands ouverts tout le temps ! J’adore jaser.
Marilyn – Merci encore à toi et bonne journée !