SUR LA ROUTE : Entrevue avec Patrice Coquereau

ENTREVUE AVEC PATRICE COQUEREAU :

Le comédien Patrice Coquereau a connu de sévères épisodes d’anxiété dans sa vie. C’est maintenant chose du passé. Dans le PepTalk de ce mois-ci, il partage les étapes de sa guérison et de sa victoire sur cette maladie des temps modernes.

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– Bonjour Patrice Coquereau, bienvenue au PepTalk sur la route, c’est une deuxième fois!

– Oui

– Mais ça fait quelques années quand même.

– Oui

– Écoutes Patrice, il s’est passé beaucoup de choses depuis notre dernière rencontre.

– Oui

– Tu as sorti un livre, “Guérir à gorge déployée” quel bon titre !

– Oui !

– Et on le sait, parce qu’on te voit dans les médias, dans différentes conférences et spectacles, tu as souffert d’anxiété dans le passé.

– Oui.

– Et j’aimerais ça que tu nous expliques, on le sait que plusieurs personnes en souffre; autant dans le monde des affaires comme dans nos vies privés, comment tu as fait pour te sortir de ton anxiété?

– [soupir] Alors comme je l’ai vécu de façon très très intensive, j’ai été amené à m’y plonger directement et au fil du temps, le premier réflexe qui m’est venu, que j’ai cultivé, c’est de faire face à l’anxiété. Il y a beaucoup de gens qui souffre de ça et dont le réflexe ou la réponse, doit être d’éviter ce qui est anxiogène, donc exemple de chercher à éviter de prendre l’avion, de prendre l’ascenseur. Très tôt, j’ai compris, ou j’ai su, que même si ça fait peur au départ, qu’il fallait que je fasse face et que je m’exerce à reprendre l’avion, reprendre l’ascenseur, à …

– … faire ce qui te faisait peur ?

– Oui, à aller directement là où j’avais peur.

– Ok.

– Et qu’à force de le faire, à un moment donné, tu te désensibilises. Mais plus tu l’évites, ça va te soulager temporairement mais tu ne régleras pas le problème. Donc la solution pour moi, très concrète, très organique, très présente, c’est de faire face à son problème, en lui faisant face justement.

– Ok. Et tu dis dans tes conférences que tu n’as pas eu besoin, et corriges moi si je me trompes, de médication…

– Non.

– …Donc juste à faire face, à te mettre en situation, appelons-ça, de risque, ans médications, tu as réussi à en guérir.

– Oui.

– Est-ce que ça a été long ?

– Ça été long, ça n’a pas été un parcours en ligne droite, mais comme disais feu Guy Corneau, par rapport au danger, qu’il soit réel ou imaginaire, l’être humain va réagir un peu comme le règne animal, face au danger, la réponse va être soit de fuir, de paralysé ou de faire face, on a toujours le choix à travers ces trois réponses là. J,ai beaucoup fuit dans ma vie, beaucoup paralysé, mais je cultive…

– … être capable de faire face ?

– … d’être capable de faire face. Et ça donne des résultats.

– Wow!

– C’est bon. C’est simple, rien de compliqué, mais en même temps, ces trois choix-là, fuir, et tellement de gens tentent de fuir, paralyser, donc figer et rien changer versus faire face, la solution est là.

– Mais c’est de surtout pas se taper sur la tête et de s’exercer à répondre d’une nouvelle façon.

– Patrice Coquereau, c’est hyper intéressant, on va inviter les gens à nous rejoindre pour t’entendre en conférence et te voir en spectacle. Merci d’avoir participé au PepTalk. À la prochaine !

– Merci.


Conférence publique : FACE À FACE AVEC L’ANXIÉTÉ

Présentée à la Maison des Arts Desjardins de Drummondville. Le lundi 4 février 2019.

Informations et achat de billets en ligne, ICI.

Savoir gérer son temps, mais aussi son énergie!

Par le passé, en raison de l’asymétrie de l’information, l’expert était en mesure de fournir un avantage indéniable à sa clientèle. Aujourd’hui, grâce aux technologies de l’information et de la communication, le client en connaît davantage sur les caractéristiques d’un produit ou d’un service, ce qui tend à diminuer la valeur ajoutée dudit expert. Or, le savoir est nécessaire, mais non suffisant pour atteindre l’excellence. Plus que jamais, le développement d’habiletés relationnelles comme la communication, la capacité d’écoute et l’empathie, ainsi qu’une bonne autogestion au quotidien sont essentiels pour se démarquer de la concurrence. J’ai donc envie de vous parler de la gestion de l’énergie, un concept fort pertinent, mais très peu abordé.

Le glucose sert de carburant au cerveau

Le glucose est une sorte de sucre que l’on retrouve notamment dans le pain, les pommes de terre, les fruits, les jus et le miel. Un adulte de poids normal a besoin d’environ 200 g de glucose par jour, dont les deux tiers sont absorbés par le cerveau afin de veiller à son bon fonctionnement. Des études montrent qu’une carence en glucose peut nuire à l’attention, à la mémoire et à l’apprentissage.

Par exemple, en analysant plus de 1 100 verdicts rendus par des juges concernant une demande de libération conditionnelle, on a découvert que le moment de la journée où le prisonnier présentait sa requête était un facteur déterminant. Par exemple, un prisonnier qui se présente devant le juge en début de journée ou au retour du dîner a plus de chances d’obtenir sa libération conditionnelle comparativement à celui qui passe juste avant la pause du matin ou encore à partir du milieu de l’après-midi! Comme il est plus simple pour un juge de garder le détenu en prison, il s’agit de l’option par défaut. Pour justifier sa libération, le juge doit être rigoureux dans son processus et solliciter de façon plus accrue ses capacités attentionnelles. C’est alors que les réserves de glucose deviennent un facteur clé.

Moment Probabilité d’avoir gain de cause
Début de la journée 65 %
Avant le lunch 20 %
Au retour du dîner 60 %
En fin de journée 10 %
Source : Colin Robertson, Decision Fatigue – Why making decisions drains your willpower, 25 novembre 2014.

Pour les curieux, je propose une nouvelle conférence intitulée Le coffre à outils – tout ce dont vous avez besoin pour faire la différence! Basée sur mon expérience d’arbitragiste-actions (trader) et d’entrepreneur ainsi que sur de nombreuses lectures et formations en comportement humain, la conférence porte sur la maîtrise d’une série de notions critiques semblables à celle décrite ci-haut. Il sera donc notamment question de la gratification différée, de l’aversion aux pertes et du mythe du multitâche. Mon seuil conseil : assurez-vous d’avoir le ventre bien plein avant la conférence, sans quoi vous risquez de ne pas en tirer pleinement parti!

Source:
European Food Council, Le glucose et les performances intellectuelles, Food Today, août 2013.