Aller au contenu
Entrevue avec Bruno Guglielminetti : l’IA et vous
Accueil / Entrevue avec Bruno Guglielminetti : l’IA et vous
Entrevue avec Bruno Guglielminetti : l’IA et vous

Pour cette nouvelle entrevue, Guy Bourgeois, conférencier, formateur, motivateur et Président de Formax, reçoit Bruno Guglielminetti, consultant numérique et conférencier chez Formax, pour parler d’intelligence artificielle.

ENTREVUE

Bonjour à vous, chers abonnés de l’infolettre de Formax. J’espère que vous allez bien en ce début de mois d’avril.
Évidemment, je n’ai pas besoin de le présenter très longtemps, puisque vous le connaissez certainement déjà, mais je vais tout de même le nommer : il est le gourou de l’utilisation de l’intelligence artificielle au Québec, Monsieur Bruno Guglielminetti.
Bonjour Bruno!

Bonjour Guy.

Ça va bien ?

Ça va très bien, Merci.

Je suis content de te parler ! Toi et moi, on se parle régulièrement, car Bruno est très en demande pour des conférences et même des formations de 2 ou 3 heures sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans notre quotidien, surtout au niveau des entreprises et des organisations. Alors, qu’est-ce que les gens apprennent de toi dans ces conférences ou formations ?

Eh bien, c’est intéressant de prendre du temps pour en parler, car certains groupes, c’est la deuxième fois que je les rencontre. La première fois, on les introduisait à ce qu’est l’intelligence artificielle, avec un peu d’histoire pour situer les choses. Mais aujourd’hui, dans les présentations et les formations, on est beaucoup plus dans le concret. Qu’est-ce que ça veut dire pour eux ? Et comment pourraient-ils l’utiliser ? Évidemment, principalement dans leur vie professionnelle, mais aussi, à l’occasion, on prend du temps pour parler de son utilisation dans la vie personnelle.

L’idée, là-dedans, c’est qu’ils voient comment l’intelligence artificielle, particulièrement générative, peut les aider dans leurs tâches quotidiennes. Et ça, une fois qu’on passe au moins une heure là-dessus (et parfois même des demi-journées), les gens ressortent avec des cas concrets. D’ailleurs, quand on fait la formation, le plaisir c’est de les voir mettre en pratique ce qu’on présente. Et les gens ressortent avec des yeux ébahis en disant : « Ah, maintenant je comprends, et je vais l’utiliser ! »

Est-ce que tu sens, toujours dans un environnement corporatif, de la réticence de la part des participants face à l’utilisation de l’IA ? Par exemple, « Je ne sais pas comment je vais l’utiliser », ou est-ce qu’il y a plus d’ouverture d’esprit ?

Si on parle spécifiquement du Québec, je te dirais que, malheureusement, nous sommes en retard par rapport à bon nombre d’autres pays. Mais si je compare à l’année passée, cette année, il y a encore plus de gens qui l’adoptent. Cependant, systématiquement, quand je vais faire des présentations, je dirais que les deux tiers d’une salle (et cela peut être des salles de 200, 300 ou 400 personnes) ont déjà utilisé l’intelligence artificielle générative. Mais, on s’entend, cela fait deux ans et demi que c’est sorti, donc à un moment donné, quelqu’un a été curieux et a essayé. Mais quand je leur pose la question : « L’avez-vous utilisé la semaine dernière ou cette semaine ? » Eh bien là, moins de mains se lèvent, mais il y en a quand même. C’est parce que les gens ne savent pas encore comment l’utiliser. Il est vrai que certaines entreprises investissent dans la formation, et c’est évidemment une bonne nouvelle. Mais d’autres disent : « On va l’installer », mais même une fois installé, elles ne fournissent pas nécessairement de formation aux employés, et donc ces derniers manquent d’idées sur la manière de l’utiliser.

Tantôt, tu as mentionné l’intelligence artificielle générative. Pour beaucoup de gens, c’est encore un peu flou. Pour beaucoup, l’intelligence artificielle, c’est ChatGPT, Gemini ou quelques autres. Quelle est la différence entre l’IA générative et les autres intelligences artificielles ?

L’intelligence artificielle, ça remonte à la fin de la Seconde Guerre mondiale. On ne fera pas l’histoire ici, mais ça date de cette époque-là. Évidemment, ça a évolué. On l’a utilisée à travers plein de choses. Probablement que la plupart des gens qui nous regardent l’ont utilisée bien malgré eux. Par exemple, en 2001, quand Google Translate est arrivé, bien, en arrière de ça, c’étaient des algorithmes, de l’intelligence artificielle, mais on l’appelait autrement. C’étaient des machines qui apprenaient, qui avaient appris à partir de leçons, puis qui poursuivaient leur apprentissage en fonction de l’utilisation des gens. Et ça s’est transformé.

Notre expérience avec Facebook, TikTok et compagnie ? C’est encore de l’intelligence artificielle qui est en arrière-plan, qui nous étudie, analyse notre comportement, et en fonction de ça, nous sert d’autres informations. Donc ça, c’est de l’IA.

Puis après, quand on parle de voitures intelligentes, les voitures autonomes avec des caméras, des lidars, des radars, capables de voir ce qui les entoure, c’est aussi de l’intelligence artificielle.

Dans le domaine manufacturier, par exemple, quand on voit des machines capables de gérer l’approvisionnement et l’entretien des équipements, et même de suivre les produits jusqu’à la porte de la maison du client ou d’une entreprise, c’est encore de l’intelligence artificielle.

Mais quand on parle d’intelligence artificielle générative, là, on entre dans le domaine de ChatGPT, CoPilot, Gemini, Claude et compagnie. Et selon ce que l’on installe dans notre entreprise, il faut se concentrer sur l’utilisation des forces et travailler avec les faiblesses des IA génératives que l’on implante dans le réseau de l’entreprise.

Récemment, je parlais à quelques firmes dans le monde de la comptabilité, et ces gens-là me disaient : « Peut-être que dans X mois ou années, faire les rapports d’impôt sera géré par l’intelligence artificielle ». Il y a aussi d’autres tâches administratives qui pourront être facilement accomplies par l’IA.
Est-ce que tu entrevois dans le futur que certains types de professions vont, pas nécessairement disparaître, mais dont leur rôle va changer à cause de ça, ou pas nécessairement ?

Beaucoup de professions vont changer. Et c’est pour ça que, quand je parle de l’intelligence artificielle, je la considère vraiment comme un assistant. Et c’est particulièrement vrai dans le monde de l’administration, des communications, et même dans le domaine de la médecine. Aujourd’hui, les grands radiologues, par exemple, vont toujours chercher un deuxième avis. Et ce n’est pas un collègue, c’est une machine, une IA spécialisée en vision et analyse de radiographies, qui va venir confirmer ou infirmer le premier diagnostic. Pourquoi ? Parce que ces machines-là ne sont pas basées sur quelques centaines de cas, mais sur des millions de radiographies qu’elles ont analysées et qu’elles ont dans leur base de données. C’est pour ça que tous les corps de métiers impliqués dans l’analyse et le traitement de l’information vont être impactés par l’IA.

Et n’oublions pas le domaine de la vidéo. Une bonne connaissance à moi, qui travaille dans ce domaine, est capable de prendre des photos anciennes, des photos d’archives des années 1900, et de les animer avec l’intelligence artificielle. Il n’y a vraiment aucune limite à cela.
Si je résume, Bruno, avant de conclure notre rencontre : lorsqu’une organisation te demande de faire une formation sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leur milieu, qu’est-ce que tu vas faire pour que l’organisation en ressorte gagnante ?

Eh bien, en amont, on aura une rencontre avec cette entreprise pour comprendre avec qui je vais passer un moment et à qui je vais m’adresser. S’ils utilisent déjà l’intelligence artificielle, quels systèmes utilisent-ils ? Je ne vais pas leur parler d’autres systèmes s’ils en ont un particulier sur lequel ils se sont déjà appuyés. À partir de là, on va créer une formation qui répondra à leurs besoins, en tenant compte des outils et du niveau de connaissance en IA et en informatique de certains participants. Et à partir de là, on démarre.

Ce qui est intéressant avec mon approche, c’est que si on a une table de dix personnes, on travaille avec ces dix personnes, et si on a une salle de 200 à 300 personnes, on adapte la formation. Mais l’idée est que la personne, à la fin de la session, sache concrètement comment utiliser l’intelligence artificielle. Ce n’est pas négligeable. Et après, elle n’aura plus peur de l’utiliser.

Pendant l’heure, les 2 heures ou même les 4 heures qu’on passe ensemble, l’objectif est de lui permettre d’apprivoiser cet outil pour que ça devienne son ami, son assistant, et qu’elle puisse l’utiliser de façon sécuritaire.

C’est bien dit, « son ami » et « son assistant ». Et je peux dire par expérience que lorsque les gens assistent à une conférence ou à une formation de Bruno, ils en veulent toujours plus. C’est un sujet qu’on peut approfondir à l’infini.
Merci beaucoup Bruno Guglielminetti. Grâce à toi, tu nous aides à entrer dans une nouvelle ère du travail, une nouvelle ère dans l’accomplissement des tâches et des façons de faire. Je pense que cela va être gagnant pour tout le monde.
Merci et à bientôt!

En savoir plus sur Bruno Guglielminetti et ses conférences : https://formax.qc.ca/portfolio/bruno-guglielminetti-conferencier/

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents

Catégories

Thèmes

Archives