Entrevue avec Régine Laurent : Le Leadership

Pour cette nouvelle entrevue avec l’un de nos conférenciers, Guy Bourgeois, conférencier, formateur, motivateur et Président de Formax, reçoit notre toute nouvelle conférencière : Régine Laurent, Présidente de la Commission Laurent, ancienne présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et infirmière retraitée, pour parler de leadership.

ENTREVUE

Régine, nous sommes très heureux de t’accueillir au sein de notre équipe de conférenciers ! Évidemment, la majorité des gens te connaissent et t’ont vue à la télévision puisque tu es une figure publique. On t’a vue notamment à La Joute à LCN et aujourd’hui, tu commentes l’actualité à l’émission Le Bilan sur LCN.
Tu as tellement une feuille de route impressionnante que j’ai envie de te demander, comment est-ce qu’on fait pour devenir un ou une Leader dans une organisation ? Quelle est la recette ?

Je ne suis pas sûre qu’il y ait une recette. Le leadership, c’est un apprentissage de tous les jours. Je continue encore d’apprendre parce que je trouve que ça demande beaucoup !

Il faut être capable d’avoir une vision périphérique des choses. Il faut être capable de faire continuellement une bonne analyse de la conjoncture. Il faut être capable d’avoir des gens autour de nous qui vont nous bousculer dans nos certitudes aussi.

Est-ce qu’un leader doit choisir les gens autour de lui ou apprendre à s’adapter et à transformer avec le temps les gens qui sont à ses côtés ?

À certains niveaux, je pense qu’il faut bien choisir les gens qui nous entourent. Moi par exemple, lorsque je suis arrivée comme Présidente de la FIQ, l’une des choses que j’ai dites, c’est que je ne voulais pas des « yes women ». Je veux des gens qui vont me confronter, qui vont confronter mes idées. Ça va m’obliger à aller au bout et à ne pas m’enliser dans quelque chose qui n’a pas de bon sens. Ça, c’est important pour moi !

Lorsque je suis arrivée à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, je me suis aussi entourée parce qu’il n’y avait rien. Donc, j’ai pu m’entourer de façon très rapprochée de personnes que je savais qu’elles allaient toujours me dire la vérité et me confronter.

Et je me demande toujours : Est-ce que, en allant là, Régine, tu es sûre d’atteindre le résultat que tu veux ? Est-ce que ce résultat répond à la mission ?

C’est toujours une remise en question continuelle quand on est leader ! Lorsque tu étais plus jeune, avais-tu l’impression que tu avais cette étoffe-là en dedans de toi ? Ou bien était-ce un concours de circonstance qui t’as emmenée là ?

Guy, je te dirais que les gens qui m’ont connue jeune sont encore étonnés de me voir. Lorsque j’étais adolescente, ce n’était pas moi la leader. Moi, je suivais la gang.

C’est un concours de circonstances. Je pense que ce qui a pris le dessus, c’est de vouloir commencer à défendre certaines valeurs ou à défendre mon point de vue. C’est ce qui m’a amenée à prendre ce chemin-là. Et, ça a été un apprentissage.

Je me souviens mes premières interventions comme militante syndicale. J’écrivais sur un petit papier avant d’aller au micro et j’avais les jambes qui tremblaient. J’écrivais, parce que je voulais être sûre de dire ce que je voulais dire. Je représentais les membres de mon hôpital.

Alors, ça s’apprend et ça s’apprend tous les jours.

Encore là, je le répète. Un leader tout seul, à mon humble avis, ne vaut pas cher.

Il ne lead rien s’il est seul !

Exactement, alors il faut toujours avoir des gens sur qui on peut s’appuyer. Des gens avec qui on est capable d’avoir des discussions franches et honnêtes. Et, je pense qu’il faut aussi avoir beaucoup d’humilité !

C’est vrai ! Ce sont de très bons points que tu partages. En conclusion, si tu pouvais donner 2 ou 3 bons conseils à quelqu’un qui arrive à un poste de leadership et qui doit prendre un groupe et l’emmener en quelque part, quels seraient tes conseils ?

Bien humblement, la première chose c’est de croire en ce que l’on va faire, en la mission de l’organisation. Il faut y croire dans nos trippes.

Ensuite, il faut s’assurer qu’on va faire un cheminement où tout le monde va nous suivre. Parfois, c’est frustrant, mais il faut aller au rythme que tout le monde est capable d’aller et il faut respecter ça.

Finalement, à chaque étape de la stratégie ou de notre plan, il faut toujours réévaluer.

Effectivement, c’est important ! Et j’ajouterais à ça le conseil que tu as dit tantôt. Ça prend beaucoup d’humilité ! Merci Régine pour ces bons conseils et au plaisir de te revoir en conférence bientôt.

Bon succès !

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