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Entrevue avec Dre Lyne Desautels : Équilibre vie personnelle et vie professionnelle

Pour cette nouvelle entrevue, Guy Bourgeois, conférencier, formateur, motivateur et Président de Formax, reçoit Dre Lyne Desautels, Médecin de famille, directrice des services médicaux à la Clinique médicale CMIE et nouvelle conférencière chez Formax pour parler d’équilibre entre nos vies personnelle et professionnelle.

ENTREVUE

Bonjour à tous! Aujourd’hui, on a une nouvelle personne à vous présenter. Il s’agit de Dre Lyne Desautels, fondatrice du Centre Médical Intégratif d’Excellence (CMIE). Peut-être certains ou certaines d’entre vous l’avez déjà vue. Spécialiste de la santé de la femme, on l’a vue en entrevue et elle est aussi co-auteure d’un livre avec Isabelle Huot sur la ménopause. Donc, bonjour Dre Desautels!

Bonjour Guy, ça me fait plaisir que vous m’interviewez ce matin!

Écoute! On ne fera pas semblant qu’on ne se connaît pas; on se connaît! Tu fais des conférences évidemment avec Formax et on l’apprécie beaucoup. Tu parles de plusieurs sujets, bien sûr, mais celui dont je voudrais qu’on parle aujourd’hui est « Comment équilibrer sa vie personnelle et sa vie professionnelle tout en étant performant ». On sait tous que ce n’est pas évident la vie d’aujourd’hui !? L’école, la garderie, le travail, le couple, les activités… Comment est-ce qu’on trouve un équilibre dans tout ça?

En fait, c’est ça le problème, c’est que tout est une question d’équilibre. C’est important l’équilibre dans la vie et dans notre société de performance où les exigences sont très grandes. Ça demande beaucoup. Alors, comment on peut faire ça ? D’après moi, il faut commencer par être connecté à soi. Puis pour ça, il faut peut-être prendre conscience de qui on est premièrement, puis gérer son temps ou gérer ses objectifs de vie en fonction de qui on est.

Mais c’est bien beau d’être connecté à soi, les exigences viennent de l’extérieur et c’est le défi de notre époque d’équilibrer notre vie. Parce que justement tu l’as dit, on est dans une société de performance et il faut être performant. Alors comment être performant tout en se respectant ? Il y a plein de trucs que je partage à travers mon expérience personnelle et je pense que ma mission en tant que conférencière, médecin ou même personne, c’est de faire prendre conscience du pouvoir que l’autre porte sur sa santé, donc de le mettre conscient de qui il est, et connaissant.

Et quand tu es connaissant et conscient, tu as bien plus de pouvoir sur comment tu peux gérer ta vie. Et c’est peut-être ça un peu que j’amène à travers tout ce que je fais. C’est important parce que je veux que le monde comprenne que ce pouvoir-là, on l’a tous et toute en soi et il y a des façons de le faire.

Socrate disait « Connais-toi toi-même! ». En effet, se connaître c’est très important. Tu dis que dans notre société, la pression de la performance vient de l’extérieur. Mais moi je connais des gens qui se mettent beaucoup de pression eux-mêmes. Parfois, ils s’en mettent plus que les gens autour leur en demandent.
Alors se connaître soi-même, selon moi, avec les conseils que tu viens de nous dire, ça peut nous aider à être un peu moins perfectionniste et à ne pas avoir peur du regard des autres quand on performe ?

Mais quand on est en accord avec soi, Guy, on est moins en diffraction intérieure, ce qui fait que nos décisions sont mieux enlignées. Respecter ses limites aussi. On est capable de mettre des limites. Tout se dit et tout se fait, mais il y a la façon de le faire. Donc de passer un message, le passer sans jugement, parler de soi.

Il y a des trucs, il y a des façons de faire. Et puis à travers ce que je fais, je partage mon vécu. En fait, ce n’est pas sorcier. Et moi j’ai découvert ça il n’y a pas si longtemps, puis j’avance en âge, puis je trouve ça extraordinaire parce que j’ai décidé que ça allait être merveilleux les prochaines années de ma vie.

Et de pas non plus prendre les problèmes des autres. Ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas. Ça aussi, c’est un autre message que je veux passer. Parce qu’on a quelquefois tendance, surtout peut-être quand on est médecin, ou même par ce que l’on fait, d’avoir un côté sauveur et de faire tout pour l’autre, comme une mère avec ses enfants ou un père avec ses enfants.

Alors, c’est de dire non, de ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas. C’est un petit peu ça aussi de prendre conscience que c’est correct. Tu sais, je prends tout le temps l’exemple de si tu sautes dans la piscine et si tu te noies avec quelqu’un qui est aussi en train de se noyer, tu ne peux pas aider personnes. Dans l’avion, si tu ne mets pas le masque devant ton visage avant de porter secours, eh bien tu ne pourras pas porter secours.

Ok ? Donc ce sont un peu des images qui font dire « prends soin de toi pour pouvoir mieux prendre soin des autres ». Mais prendre soin, ça ne veut pas dire de tout prendre sur tes épaules.

Effectivement.

Alors ça, c’est un autre truc pour être en meilleure position face à sa vie, prendre les meilleures décisions et aussi être plus heureux. Parce que le bonheur est accessible. Le bonheur, c’est dans la simplicité du quotidien. Ne pas avoir trop d’angoisse ou de projection dans le futur aussi, de se laisser envahir par la peur et les menaces, d’être connecté, d’être plus spectateur dans notre vie, spectateur de ce qui se passe. Puis ne pas être en réaction. Ça aussi ce sont des petits trucs que je partage avec toi ce matin.

Je les prends ces petits trucs honnêtement !

Et avec ceux qui écoutent naturellement.

Bien oui!

Alors, c’est ça, c’est un vécu d’épreuves, de vie, d’évolution à avoir des gens, à les entendre, les écouter. Alors, une expérience qui sert à aider les gens à être mieux connecté à soi, à être en meilleur équilibre avec soi-même et je le souhaite à tout le monde parce que c’est accessible.

Écoute, c’est tout ce qu’on recherche, Lyne. On recherche tous le bonheur et le bonheur est dans le fait de se prioriser, il est dans le fait de se faire confiance et dans l’équilibre. Alors Lyne, ça nous a donné le goût d’en entendre plus et d’en avoir plus. Malheureusement, on n’a plus de temps.
Merci beaucoup Lyne de ton partage ce matin et à bientôt.

Ça m’a fait plaisir. Puis, si je peux transmettre au plus de personnes possibles, ça va être un bonheur pour moi!

Merci et bon succès !

En savoir plus sur Dre Lyne Desautels et ses conférences : https://formax.qc.ca/portfolio/dre-lyne-desautels-conferenciere/

Le quotidien de Patrice Bernier

Bonjour chers abonnés à l’infolettre de Formax!

Vous le reconnaissez déjà, mais avant de débuter, je veux juste mentionner qu’il vient d’être intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec. Évidemment, il est récipiendaire de bien d’autres prix au cours de sa carrière : ex-capitaine de l’Impact, chroniqueur et analyste soccer.

Alors, bonjour Patrice Bernier.

– Bonjour Guy, ça va bien?

Ça va très bien, toi?

– Oui, on ne peut pas se plaindre!

Tant mieux! Écoute, on est à l’automne et les gens sont souvent curieux de savoir comment vivent les athlètes après leur carrière. Tu es impliqué dans toutes sortes de projets : tu as écrit des livres, tu fais de l’analyse, de la radio, de la télé… Mais le quotidien de Patrice Bernier, c’est quoi maintenant?

– Ouais, donc je n’ai pas un rythme de vie régulier du matin à l’après-midi. Comme tu l’as dit, je suis chroniqueur à RDS, donc pendant la saison de soccer, je couvre les matchs, je participe à des émissions comme le 5 à 7, et les fins de semaine je commente les matchs, que ce soit ceux de Montréal ou d’ailleurs dans la ligue. Présentement, ce sont les séries éliminatoires.

Ensuite, tout découle de mes autres implications. J’ai ma fondation, et il n’y a pas très longtemps, on a inauguré un nouveau terrain dans une école publique près de chez moi. Ce sont des projets qui avancent tranquillement, mais qui permettent d’avoir un impact dans la communauté.

J’ai aussi ma compagnie Enov Sport, qui fait des accessoires de sport. On a commencé avec le soccer, mais on s’en vient dans le hockey, donc ça avance bien. Et puis, tranquillement, je me suis lancé dans d’autres projets. C’est une année d’investissements : il y a les Roses de Montréal, dont je suis l’un des actionnaires, et leur première saison se passe très bien. Il y a aussi un salon exécutif qui ouvrira bientôt au Quartier DIX30, dans lequel j’ai investi. Donc, oui, c’est une année bien remplie de rencontres, de décisions et de nouveaux défis.

Et ce qui occupe une grande partie de mon temps, c’est toujours le sport, mais cette fois à travers mes enfants, qui jouent au soccer et au hockey. J’en coache deux sur trois! Donc quand l’école finit, mon rôle de chauffeur et de coach commence. Et bien sûr, je demeure ambassadeur du CF Montréal, notamment dans les programmes jeunesse de l’académie.

Bref, rien de routinier, mais beaucoup de belles choses qui m’occupent et me gardent stimulé. Ça fait maintenant huit ans que je suis dans ma vie d’après-carrière, et elle est bien remplie!

Maître de son destin : inspirer par le parcours

Oui, et il y a aussi tes conférences avec nous, Patrice! On collabore depuis presque dix ans maintenant. Ta conférence s’intitule Maître de son destin, parce qu’elle raconte ton parcours. Tu n’avais pas un chemin tracé d’avance. Peux-tu nous en parler un peu?

– Oui. Maître de son destin, c’est avant tout un message : on est tous le conducteur de notre propre auto, ou du moins l’acteur principal de notre film. Beaucoup de choses nous influencent — l’entourage, l’environnement — mais c’est à nous de décider dans quelle direction on veut aller.

Je raconte comment, au Québec, où le sport numéro un est le hockey, j’ai suivi ma passion pour le soccer, transmise par mon père. À l’époque, c’était un rêve un peu fou : ce n’était pas aussi accessible que maintenant. Donc, ma conférence parle de rêves à matérialiser, de persévérance et de choix personnels malgré les obstacles.

Tu parles aussi de leadership et de ton rôle de capitaine.

– Oui. Quand je parle de mon parcours, j’aborde la réalité d’un vestiaire, les défis du leadership, du rôle de capitaine. Ce n’est pas seulement un brassard, c’est une responsabilité. Tu deviens rassembleur, modèle, à l’écoute, et tu dois penser au bien du groupe. On est tous en concurrence dans le sport, mais il faut aussi travailler pour le collectif. J’explique quelques méthodes que j’utilisais pour unir l’équipe, créer une cohésion, et c’est ce qui nous a permis de vivre nos belles saisons en 2015 et 2016 avec le CF Montréal.

Le regard tourné vers la Coupe du monde 2026

Est-ce que tu t’ennuies un peu de ça, de l’action, de jouer dans une équipe?

– Oui, bien la question qu’on me pose souvent, c’est : « Est-ce que le sport te manque? »
La dépense d’énergie, me battre tous les jours, pousser mon corps à ses limites… non. Mais la camaraderie, la fraternité, les échanges du quotidien, oui. Parce que tu développes des amitiés, des connexions avec tes coéquipiers, les entraîneurs, le personnel médical. Et il y a aussi le compétiteur en moi.

Je fais encore du sport ici et là pour garder la forme, mais le compétiteur en moi a besoin de défis : me dépasser, atteindre un objectif, trouver comment y arriver. Parfois, ça me manque. Quand arrivent les fins de saison, les séries éliminatoires, je me dis : « J’aimerais donc ça être dans le vestiaire, vivre ces moments, pousser le groupe, me pousser moi-même pour atteindre les objectifs et être au meilleur de moi. »

Écoute, c’est passionnant de t’entendre. Pour terminer, parlons de la Coupe du monde 2026. De quelle façon vas-tu être impliqué?

– Ah bien oui! La Coupe du monde, c’est le plus grand événement sportif qui va se dérouler sur le sol canadien, américain et mexicain, puisque ce sera la première fois qu’elle sera organisée dans trois pays.
Avec RDS, on va couvrir le tournoi. Cette fois, ce sera 48 pays au lieu de 32, donc 104 matchs à suivre!

Moi, je serai analyste tout au long de ce mois où la planète entière aura les yeux rivés sur le Canada, les États-Unis et le Mexique. Je couvrirai surtout le parcours du Canada et une partie de la compétition. Je ne ferai pas les 104 matchs — ce serait un marathon impossible! — mais il y en aura beaucoup à couvrir. Ce sera un tournoi à découvrir, avec un soccer en pleine effervescence ici au Québec et au Canada.

La dernière Coupe du monde disputée en Amérique du Nord remonte à 1994, et elle se déroulait uniquement aux États-Unis. Cette fois, le tournoi s’étendra sur trois pays. Ce sera incroyable de voir l’engouement que cela va susciter.

Malheureusement, les matchs au Canada auront lieu seulement à Toronto et Vancouver, mais on va quand même pouvoir suivre l’équipe canadienne — et bien sûr, le reste de la compétition avec le Brésil, la France, l’Espagne, l’Argentine… et pourquoi pas un certain Lionel Messi! Il n’a pas encore confirmé sa présence, mais ce pourrait bien être sa dernière Coupe du monde.

Comme tu dis, Patrice, il va y avoir une grande frénésie! Merci infiniment d’avoir partagé ton quotidien et ta passion du sport et du soccer. On te revoit à la télé, on t’entend à la radio, sur les réseaux sociaux et bien sûr, en conférence!

– Merci Guy! Et oui, on se revoit en conférence, et ne manquez pas ça : en 2026, il va y avoir du soccer à revendre!

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