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Entrevue avec Martin Deschamps: Une période des fêtes positive

Pour cette nouvelle entrevue, Guy Bourgeois, conférencier, formateur, motivateur et Président de Formax, reçoit Martin Deschamps, auteur-compositeur-interprète rock, pour parler de positivisme.

ENTREVUE

Alors, bonjour à vous, chers téléspectateurs. Comme vous le voyez déjà, je suis avec l’un de nos meilleurs rockeurs au Québec : Martin Deschamps.

Bonjour Martin!

Salut Guy, ça va bien ?

Ça va très bien, et toi ? Es-tu prêt pour l’hiver ?

Ça va très bien. Je suis prêt pour l’hiver ! J’ai mis mes pneus d’hiver sur mes béquilles. Tout est correct. (Rires)

Tu m’ouvres la porte, Martin, parce que voilà, on est en décembre, avec des journées de plus en plus courtes. Il fait presque nuit dès 16 h, et on rencontre des gens qui se disent : « La vie est dure, ce n’est pas facile… Où est-ce qu’on va ? » Et puis, évidemment, à mon âge, j’en ai déjà vu d’autres. Je sais qu’après la pluie, il y a toujours le beau temps. Mais je veux te parler parce que je connais ta philosophie de vie. Tu es un gars qui a une résilience extraordinaire. Je veux que tu nous parles de ça pour le mois de décembre. Vas-y Martin, la parole est à toi. Comment fais-tu pour rester positif ?

Ha ha ! Premièrement, j’ai la chance d’avoir la musique dans ma vie. Ça, c’est la base pour moi. Si je me sens un peu morose, si je m’ennuie, je prends une guitare. J’ai la chance d’avoir cette échappatoire-là. Et puis c’est ce que je propose à tout le monde : d’avoir une passion, quelque chose auquel on peut s’accrocher, quelque chose qui nous divertit, qui nous remplit.

Et souvent, ça nous aide à passer de meilleures journées. Il y a aussi le fait d’être bien encadré dans la vie. Encore une fois, il faut que je vous dise que je suis un gars chanceux. Bon, je sais, malgré les apparences, je suis très chanceux. J’ai la chance d’avoir mes parents qui n’habitent pas loin de chez moi, une belle femme, une fille fantastique.

Il y a plein d’amis aussi qui font que ma vie est bien remplie depuis toujours. Je vois quand même les choses de façon assez positive. Ce matin, je regarde dehors et oui, il y a de la neige qui tombe. Ce n’est pas ma saison préférée, on va se le dire.

De la neige sous les béquilles, ça va moins bien.

Voilà ! Tu sais, côté transport, c’est un peu plus compliqué pour moi, mais il y a des moments dans l’hiver que j’aime beaucoup quand même. Je fais du ski alpin, je fais de la motoneige et du quad, puis je vis à la campagne. Je trouve que vivre à la campagne fait que l’hiver passe mieux.

On a quand même de beaux paysages et la chance d’avoir des sports d’hiver autour de nous. Mais je te dirais que le secret pour vivre cette saison un peu plus grise, c’est de se trouver des façons de mettre du soleil dans notre cœur et de penser à nous aussi.

On dit souvent pendant les fêtes qu’il faut penser aux autres, mais nous aussi, on est important pour nous-mêmes. Ce n’est pas de l’égoïsme, je pense que c’est juste quelque chose d’important. Quand on va bien, après, on peut s’occuper des autres et partager des moments plus positifs.

Tu as tout à fait raison, Martin. Et évidemment, tu as mentionné que toi, tu as la musique, et bon, il y en a beaucoup qui ont la musique, mais pour ceux qui n’en font pas, il y a d’autres moyens de s’occuper. Il y a le sport, comme le ski en hiver, et en été, la moto, le vélo, le jogging…

Il y a la cuisine aussi ! Moi, je fais beaucoup de cuisine pendant le temps des fêtes. Je suis un peu le cuisinier de service, et j’aime ça. Donc oui, c’est ça, c’est occuper son temps, parce que personnellement, l’hiver, pour moi, c’est une période beaucoup plus tranquille pour ma carrière. Moins de festivals, moins de spectacles… Il faut donc bien occuper son temps, ne pas rester à rien faire. Et il faut toujours avoir une espèce de fougue et mettre le cran un peu plus haut durant les mois de décembre, janvier et février.

Martin, tu aurais probablement des raisons de te plaindre que tout va mal, mais tu l’as dit, tu es extrêmement chanceux dans la vie. Est-ce que tu crois qu’on vient au monde, au niveau émotionnel et psychologique, avec cette force de caractère qui fait qu’on est prêt à surmonter des obstacles, ou est-ce qu’il y en a pour qui c’est plus difficile, et pour d’autres, plus facile ?

Je pense que ça part évidemment de notre enfance, mais c’est tout au long de notre vie, les épreuves qu’on a à subir, les bons coups qu’on a marqués aussi. Tu sais, il faut bien s’accrocher à ça, les bons coups. Tout le monde en a des bons coups. Puis souvent, on les oublie rapidement, parce qu’il y a des choses moins positives qui nous arrivent dans la vie : la maladie, les gens autour de nous qu’on aime et qui nous quittent.

Je pense que c’est une force qu’on doit bâtir nous-mêmes, qui nous vient aussi de notre entourage. C’est pour ça que c’est important de bien s’entourer dans la vie, d’avoir des personnes qui nous tirent en avant et non en arrière.
Et parfois, il y en a qui ont besoin de se faire tirer en avant aussi, et ça, j’en sais quelque chose, parce que j’ai aidé beaucoup de gens dans ma vie. Je suis fier de ça. Des fois, c’est seulement par une parole, un geste, une chanson. Puis d’autres fois, ça demande plus d’efforts pour convaincre les gens que la vie est belle quand, eux, pensent que c’est peut-être quelque chose de plus morose.

C’est tellement bien ce que tu dis. Tu as aidé des gens par une parole, une chanson ou un mot. Alors, j’espère que ce petit échange qu’on a eu aujourd’hui pourra apporter un peu de lumière et aider les gens à se dire que la vie est belle et qu’il faut continuer à avancer. Il faut aussi bien s’entourer et, comme tu le dis si bien, faire de la musique ! En conclusion, Martin, qu’est-ce qu’on te souhaite pour 2025 ?

Ah ! Des shows ! (rires) Moi, j’adore faire des spectacles, j’aime être sur scène. C’est vraiment là où je me sens le mieux dans la vie. Mais, ça va bien, on a déjà beaucoup de demandes pour 2025.

Et puis j’en profite pour vous inviter à un spectacle assez particulier. S’il y en a qui veulent offrir des beaux cadeaux de Noël et qui sont dans la région de Lanaudière, le 8 février prochain, je donne un spectacle fantastique avec un big band de 18 musiciens. Ça, c’est quelque chose d’assez exceptionnel. Moi, je capote quand je fais ce show-là. On chante beaucoup des chansons de l’époque des crooners : Frank Sinatra, Louis Armstrong…

Et puis cela dit, je souhaite un beau 2025 à tout le monde et un joyeux Noël. Profitez-en pour être avec vos proches, avec les gens que vous aimez. C’est ça qui fait que le rayon de soleil grandit en nous : quand on est bien entouré !

Wow ! Merci beaucoup Martin !
Salutations et joyeuses fêtes à tous ! On se revoit en 2025 !

En savoir plus sur Martin Deschamps et ses conférences : https://formax.qc.ca/portfolio/martin-deschamps-conferencier/

Le quotidien de Patrice Bernier

Bonjour chers abonnés à l’infolettre de Formax!

Vous le reconnaissez déjà, mais avant de débuter, je veux juste mentionner qu’il vient d’être intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec. Évidemment, il est récipiendaire de bien d’autres prix au cours de sa carrière : ex-capitaine de l’Impact, chroniqueur et analyste soccer.

Alors, bonjour Patrice Bernier.

– Bonjour Guy, ça va bien?

Ça va très bien, toi?

– Oui, on ne peut pas se plaindre!

Tant mieux! Écoute, on est à l’automne et les gens sont souvent curieux de savoir comment vivent les athlètes après leur carrière. Tu es impliqué dans toutes sortes de projets : tu as écrit des livres, tu fais de l’analyse, de la radio, de la télé… Mais le quotidien de Patrice Bernier, c’est quoi maintenant?

– Ouais, donc je n’ai pas un rythme de vie régulier du matin à l’après-midi. Comme tu l’as dit, je suis chroniqueur à RDS, donc pendant la saison de soccer, je couvre les matchs, je participe à des émissions comme le 5 à 7, et les fins de semaine je commente les matchs, que ce soit ceux de Montréal ou d’ailleurs dans la ligue. Présentement, ce sont les séries éliminatoires.

Ensuite, tout découle de mes autres implications. J’ai ma fondation, et il n’y a pas très longtemps, on a inauguré un nouveau terrain dans une école publique près de chez moi. Ce sont des projets qui avancent tranquillement, mais qui permettent d’avoir un impact dans la communauté.

J’ai aussi ma compagnie Enov Sport, qui fait des accessoires de sport. On a commencé avec le soccer, mais on s’en vient dans le hockey, donc ça avance bien. Et puis, tranquillement, je me suis lancé dans d’autres projets. C’est une année d’investissements : il y a les Roses de Montréal, dont je suis l’un des actionnaires, et leur première saison se passe très bien. Il y a aussi un salon exécutif qui ouvrira bientôt au Quartier DIX30, dans lequel j’ai investi. Donc, oui, c’est une année bien remplie de rencontres, de décisions et de nouveaux défis.

Et ce qui occupe une grande partie de mon temps, c’est toujours le sport, mais cette fois à travers mes enfants, qui jouent au soccer et au hockey. J’en coache deux sur trois! Donc quand l’école finit, mon rôle de chauffeur et de coach commence. Et bien sûr, je demeure ambassadeur du CF Montréal, notamment dans les programmes jeunesse de l’académie.

Bref, rien de routinier, mais beaucoup de belles choses qui m’occupent et me gardent stimulé. Ça fait maintenant huit ans que je suis dans ma vie d’après-carrière, et elle est bien remplie!

Maître de son destin : inspirer par le parcours

Oui, et il y a aussi tes conférences avec nous, Patrice! On collabore depuis presque dix ans maintenant. Ta conférence s’intitule Maître de son destin, parce qu’elle raconte ton parcours. Tu n’avais pas un chemin tracé d’avance. Peux-tu nous en parler un peu?

– Oui. Maître de son destin, c’est avant tout un message : on est tous le conducteur de notre propre auto, ou du moins l’acteur principal de notre film. Beaucoup de choses nous influencent — l’entourage, l’environnement — mais c’est à nous de décider dans quelle direction on veut aller.

Je raconte comment, au Québec, où le sport numéro un est le hockey, j’ai suivi ma passion pour le soccer, transmise par mon père. À l’époque, c’était un rêve un peu fou : ce n’était pas aussi accessible que maintenant. Donc, ma conférence parle de rêves à matérialiser, de persévérance et de choix personnels malgré les obstacles.

Tu parles aussi de leadership et de ton rôle de capitaine.

– Oui. Quand je parle de mon parcours, j’aborde la réalité d’un vestiaire, les défis du leadership, du rôle de capitaine. Ce n’est pas seulement un brassard, c’est une responsabilité. Tu deviens rassembleur, modèle, à l’écoute, et tu dois penser au bien du groupe. On est tous en concurrence dans le sport, mais il faut aussi travailler pour le collectif. J’explique quelques méthodes que j’utilisais pour unir l’équipe, créer une cohésion, et c’est ce qui nous a permis de vivre nos belles saisons en 2015 et 2016 avec le CF Montréal.

Le regard tourné vers la Coupe du monde 2026

Est-ce que tu t’ennuies un peu de ça, de l’action, de jouer dans une équipe?

– Oui, bien la question qu’on me pose souvent, c’est : « Est-ce que le sport te manque? »
La dépense d’énergie, me battre tous les jours, pousser mon corps à ses limites… non. Mais la camaraderie, la fraternité, les échanges du quotidien, oui. Parce que tu développes des amitiés, des connexions avec tes coéquipiers, les entraîneurs, le personnel médical. Et il y a aussi le compétiteur en moi.

Je fais encore du sport ici et là pour garder la forme, mais le compétiteur en moi a besoin de défis : me dépasser, atteindre un objectif, trouver comment y arriver. Parfois, ça me manque. Quand arrivent les fins de saison, les séries éliminatoires, je me dis : « J’aimerais donc ça être dans le vestiaire, vivre ces moments, pousser le groupe, me pousser moi-même pour atteindre les objectifs et être au meilleur de moi. »

Écoute, c’est passionnant de t’entendre. Pour terminer, parlons de la Coupe du monde 2026. De quelle façon vas-tu être impliqué?

– Ah bien oui! La Coupe du monde, c’est le plus grand événement sportif qui va se dérouler sur le sol canadien, américain et mexicain, puisque ce sera la première fois qu’elle sera organisée dans trois pays.
Avec RDS, on va couvrir le tournoi. Cette fois, ce sera 48 pays au lieu de 32, donc 104 matchs à suivre!

Moi, je serai analyste tout au long de ce mois où la planète entière aura les yeux rivés sur le Canada, les États-Unis et le Mexique. Je couvrirai surtout le parcours du Canada et une partie de la compétition. Je ne ferai pas les 104 matchs — ce serait un marathon impossible! — mais il y en aura beaucoup à couvrir. Ce sera un tournoi à découvrir, avec un soccer en pleine effervescence ici au Québec et au Canada.

La dernière Coupe du monde disputée en Amérique du Nord remonte à 1994, et elle se déroulait uniquement aux États-Unis. Cette fois, le tournoi s’étendra sur trois pays. Ce sera incroyable de voir l’engouement que cela va susciter.

Malheureusement, les matchs au Canada auront lieu seulement à Toronto et Vancouver, mais on va quand même pouvoir suivre l’équipe canadienne — et bien sûr, le reste de la compétition avec le Brésil, la France, l’Espagne, l’Argentine… et pourquoi pas un certain Lionel Messi! Il n’a pas encore confirmé sa présence, mais ce pourrait bien être sa dernière Coupe du monde.

Comme tu dis, Patrice, il va y avoir une grande frénésie! Merci infiniment d’avoir partagé ton quotidien et ta passion du sport et du soccer. On te revoit à la télé, on t’entend à la radio, sur les réseaux sociaux et bien sûr, en conférence!

– Merci Guy! Et oui, on se revoit en conférence, et ne manquez pas ça : en 2026, il va y avoir du soccer à revendre!

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