« Fail big »

Excusez le titre anglais, mais il n’est pas de moi. Il m’a été inspiré par un discours de Denzel Washington (oui, oui l’acteur) prononcé à des finissants universitaires il y a quelques mois.  (https://www.youtube.com/watch?v=tlY0PkWxCW8)

Honnêtement, il m’a beaucoup surpris. Je ne savais pas qu’il pouvait être aussi inspirant. Comme vous le verrez si vous cliquez sur le lien youtube, il prononce son allocution avec beaucoup de ferveur et je suis certain que les étudiants présents ont été très motivés par lui. Entre vous et moi, s’il parlait français, je le prendrais bien dans mon équipe de conférenciers ;-).

J’en reviens aux propos de M. Washington. Dans son allocution de huit minutes, il explique « ses » règles du succès. Pour avoir entendu beaucoup de discours de ce genre, les règles du succès, à part quelques variantes, sont souvent les mêmes d’un conférencier à l’autre. On ne réinvente pas la roue!

Cependant, M. Washington m’a surpris avec sa deuxième règle: Fail big! Qu’on pourrait traduire par: « Échoue en grand », ou encore, tant qu’à échouer, fais-le en grand!

Ça peut sembler bizarre qu’un discours de motivation comporte ce genre de conseil lorsqu’on sait que toute notre vie, on souhaite ne pas échouer et on fait tout pour l’éviter. On se prépare, on planifie, on suit des cours, on se fait conseiller, on s’adjoint un coach et j’en passe. Tout ça pour ne pas échouer. Et M. Washington vient nous dire de le faire « en grand » à part ça.

Il est vrai, pour en avoir subit quelques-uns, qu’on apprend beaucoup d’un échec. Alors, si j’extrapole le raisonnement de M. Washington, petits échecs = petites leçons, moyens échecs = moyennes leçons et grands échecs = grandes leçons.

Sans le prendre au pied de la lettre et évidemment surtout pas au point de faire exprès pour échouer en grand, pour la simple raison d’apprendre plus, on peut en conclure qu’on ne devrait JAMAIS se décourager lorsque nous vivons un grand échec parce que, dans le fond, ça va nous faire avancer plus vite et plus loin.

Voilà la véritable leçon à retenir. La grandeur de l’échec n’est pas vraiment importante, puisque de toute façon, on apprendra quelque chose en proportion avec la grandeur de celui-ci.

En conclusion, je résume les propos de M. Washington par  l’allégorie de Jean-Marc Chaput. « Quand tu reçois un petit coup de pied au derrière, ça te fait avancer un peu, mais quand tu en reçois un gros, tu avances beaucoup plus ».

Bon succès!

 

Le bonheur est dans le don!

Cette semaine avaient lieu nos deux vitrines annuelles de Formax (www.formax.qc.ca). Seize de nos conférenciers se sont exprimés devant des clients attentifs et intéressés.

Tous étaient motivants et pertinents, mais un fait m’a marqué. Parmi ceux-ci, trois d’entre eux ont terminé leur présentation en affirmant que leur plus grande satisfaction personnelle provenait du fait de pouvoir « redonner aux autres et aider les autres ».

Si comme moi,  vous avez étudié la pyramide de Maslow, vous vous rappelez sûrement qu’au sommet de la pyramide des préoccupations de l’homme se trouve le don de soi, redonner aux autres. Évidemment, comme le précise Maslow, pour que l’homme se sente détaché à ce point de ses préoccupations premières (se nourrir et se loger), il faut qu’il ait atteint un certain niveau de réalisations personnelles.

C’est évidemment le cas nos trois protagonistes, qui sont: Christiane Germain, co-fondatrice du Groupe Germain, Jean Bédard, président du Groupe Sportscene (La Cage) et de Jean-François Caron, sept fois champion canadien des athlètes de force.

Les trois ont évidemment atteint des niveaux de réalisation de soi très élevés. Cependant,  même sans être au niveau de  ces trois personnes, nous pouvons tous affirmer qu’il fait autant plaisir, sinon plus, de donner que de recevoir. Le don peut être matériel (un objet), émotif (un sourire, un compliment), en temps (s’impliquer dans une cause, faire du bénévolat). Peu importe, il fait toujours plaisir de donner.

Récemment, ma conjointe et moi avons décidé de nous impliquer dans une nouvelle cause. Ça s’appelle Vivacia (www.vivacia.org). Pas que ce soit la seule cause; Dieu sait à quel point nous avons aidé (surtout ma femme) nos proches à se sortir de situations difficiles. J’avoue que même si parfois, à force d’aider, la fatigue se fait sentir un peu, la satisfaction « d’aider notre prochain » est plus grande que la fatigue occasionnelle.

De mon point de vue, je crois que nous vivons dans une ère où le bénévolat, l’entraide et le don de soi est sans précédent. Si vous regardez un peu autour de vous, vous verrez des bénévoles partout: À l’hôpital, dans les marathons et grands tours cyclistes, dans des marches pour le cancer, à Opération Nez Rouge… et j’en passe. Je suis certain que tous ces gens éprouvent beaucoup de plaisir et que leurs actions les comblent de joie.

Je ne sais où vous en êtes dans votre vie? Avez-vous un peu de temps libre? L’utilisez-vous à vous plaindre ou vous morfondre? Si oui, essayez-donc le don de soi. Vous vivrez assurément de beaux moments de satisfaction personnelle et ceux qui vous entourent aussi.

Je vous le dis, le bonheur est dans le don!

Être occupé, pour ne pas être préoccupé!

projets

Dans le monde des affaires, il y a une règle non écrite qui prétend que pour maximiser sa survie et sa longévité (je parle toujours du fait d’être en affaire), il faut avoir au moins cinq (5) produits à offrir. Le chiffre cinq peut aussi s’appliquer au nombre de divisions ou de segments de marché qui est visé par l’entreprise. Bref, le « cinq » produits, divisions ou segments de marché permet d’équilibrer le momentum et de « garantir » une réussite à long terme.

L’impact d’une telle stratégie est facile à comprendre. Si à un moment donné, une division connaît des difficultés, les quatre autres permettront à l’entreprise de traverser cette période sans trop de problème. C’est pourquoi, par exemple, Bombardier fabrique plusieurs types d’avions et Quebecor a plusieurs divisions allant du câble à différents types de média.

Voilà pour ce principe d’affaires.

Dans nos vies personnelles, le même principe peut s’appliquer. Si vous voulez être heureux et maximiser votre longévité de « bonheur », je vous recommande le principe du « cinq projets ». Ça peut être des projets personnels ou professionnels ou un mélange des deux. Le fait d’avoir plusieurs « choses » qui stimulent votre pensée vous permet d’être occupé au lieu d’être préoccupé.

Le fait d’être occupé mentalement peut faire toute la différence entre la sérénité d’esprit ou une angoisse existentielle. La théorie prétend même que plus vous avez de projets en marche, plus vous êtes heureux. Le chiffre cinq n’est que la référence de départ pour un bonheur durable. Un de vos projets se termine? Il faut en démarrer un autre rapidement. C’est une roue qui tourne et c’est l’fun.

Le principe est simple. L’esprit pense continuellement et il est extrêmement difficile de l’arrêter. Lorsque votre esprit est occupé à élaborer des plans, à penser à des solutions et à avoir une vision sur l’aboutissement et la réalisation de vos projets, il n’aura pas le temps de s’inquiéter et d’angoisser pour des situations qui « pourraient » potentiellement arriver.

Ça fonctionne peu importe votre âge ou votre statut social. Que vous soyez actif ou même retraité, si vous avez cinq projets (parfois plus) vous serez, à coup sûr, épanoui.

Par exemple: Récemment, j’ai rencontré un homme d’affaires très heureux qui, 1- s’occupe du développement de son entreprise, 2- prépare la construction d’un bloc appartement, 3- joue de la musique le weekend, 4- rénove son condo en Floride, 5- est nouveau grand-papa et s’occupe de sa progéniture une fois semaine.

En voici un autre: Je connais aussi une retraitée très heureuse qui: 1- fait du bénévolat une fois semaine à l’hôpital, 2- joue au golf chaque mercredi, 3-suit un cours à l’université, 4- rencontre son groupe d’amies chaque semaine, 5- siège sur le conseil d’administration de son immeuble à condo.

Je suis certain que vous connaissez aussi ce genre de personnes qui semblent avoir le bonheur facile. La réalité, c’est peut-être parce qu’elles ont appris à remplir leur vie de différents projets qui les stimulent.

Peu importe votre situation actuelle, si vous êtes trop préoccupé par ce qui pourrait vous arriver,  essayez donc le concept d’avoir cinq (5) projets en marche. Vous découvrirez que vous êtes plus près du bonheur que vous le croyez.

J’ai les miens (et même plus). Quels sont les vôtres?